Wine Girl Power

Quand je vous disais que le vin était une histoire de rencontre, la gastronomie aussi.

Ambassade de Belgique. Mon métier de journaliste m’a conduite à une chance dont j’ai pleinement conscience. Quinze ans après avoir organisé ce même dîner qui réunit tout le gratin des sommeliers français et des gens qui comptent dans l’univers de la cuisine, le Champagne Duval-Leroy remet le couvert. Le repas est orchestré par le chef Gérard Besson, Meilleur Ouvrier de France, aujourd’hui retraité, qui a imprégné les papilles parisiennes de son savoir-faire pour cuisiner le gibier.

marie pierre guillemot

Marie-Pierre Guillemot, Directrice de salle à l’Auberge du Pont d’Acigné

Une chance culinaire. Une découverte de cœur pour les invités qui partagent ma table. Car les discussions de cette soirée me prouvent combien j’avais raison de penser que le vin ne s’intellectualise pas, mais se partage ! A gauche de Louis Duval-Leroy, Marie-Pierre est l’incarnation des sentiments qu’une femme met dans le vin. Elle me raconte combien de bouteilles elle a ouvertes au restaurant deux étoiles de son chef de mari, Sylvain Guillemot pour bousculer les idées et faire changer les mentalités au sujet du vin et tous les malheureux clichés qui l’accompagnent. Son écrin gourmand pour que les consommateurs vibrent autant avec le vin qu’avec la cuisine s’appelle l’Auberge du Pont d’Acigné, situé à Noyelle-Sur-Vilaine, près de Rennes. La directrice de salle fait idéalement la paire avec son conjoint, qui croit lui aussi à l’importance du terroir et à la future starification des producteurs.

Sandrine Logette-Jardin

Sandrine Logette-Jardin, Chef de cave des Champagne Duval-Leroy

Et comme une rencontre en entraîne une autre, Marie-Pierre me présente à Sandrine Logette-Jardin, la chef de cave des Champagne Duval-Leroy. La table à laquelle elle partage ce dîner gastronomique fait rêver : il y a d’un côté Philippe Faure-Brac, Meilleur sommelier du monde, et de l’autre Michel Bettane, grand dégustateur et auteur du fameux guide des vins avec son acolyte Thierry Desseauve. Des pointures du monde bachique, qui font et défont la réputation des vignerons. Au milieu de cette effervescence masculine, Sandrine Logette-Jardin fait la différence et apporte une dimension sentimentale au vin. La chef de cave vient de me confier une règle primordiale pour poursuivre ma progression : ne faire confiance qu’à mon instinct, se souvenir que mes expériences dictent mes impressions lors d’une dégustation. Et de concert, ces deux femmes du vin résument « le choix de ton vin et ta dégustation doivent venir de tes tripes. Le feeling, c’est ce avec quoi les femmes font la différence dans le monde du vin ».

Je saurai m’en souvenir… Et cette rubrique « Femmes de vin » devient alors une évidence…

 

 

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